Cloud ou sur vos serveurs : comment choisir pour votre produit
Faut-il héberger son produit dans le cloud ou sur ses propres serveurs ? Il n’y a pas de bonne réponse universelle. Il y a des questions à poser, dans le bon ordre, avant que le choix ne devienne coûteux à changer.
Cinq questions à se poser
1. Où doivent rester vos données ? Si des contraintes de confidentialité ou de secteur imposent que certaines données restent dans un périmètre que vous contrôlez, cela réduit vite les options. C’est la première question, parce qu’elle élimine des solutions avant même de parler de prix.
2. Votre charge est-elle prévisible ? Une charge qui varie beaucoup d’un jour à l’autre profite de la souplesse du cloud. Une charge stable se prête bien à des serveurs dimensionnés une fois.
3. Qui exploitera la plateforme ? Des serveurs à vous demandent quelqu’un pour les surveiller, les mettre à jour et les sauvegarder. Le cloud en retire une partie, pas la totalité : une application mal supervisée l’est aussi dans le cloud.
4. Quel coût voulez-vous prévoir ? Un coût au volume suit votre usage, et peut surprendre quand l’usage grandit. Un coût fixe se budgétise, mais se paie même quand la plateforme est peu utilisée. Comparez sur votre usage réel, pas sur une grille de prix.
5. Pourrez-vous changer d’avis ? Plus un produit dépend de services propres à un fournisseur, plus il est coûteux de le quitter. La réversibilité se décide à la conception, pas le jour où l’on veut partir.
Ce que l’architecture change
Un produit conçu en micro-services, avec une clean architecture, des données SQL et NoSQL, un cache et un bus d’échanges, peut tourner dans le cloud comme chez vous. C’est ce que nous visons chez TIC-NOVA : le choix d’hébergement se fait selon vos contraintes, il ne conditionne pas la façon de construire le produit.
Concrètement, cela veut dire :
- des services découplés, que l’on peut déplacer l’un après l’autre ;
- des déploiements automatisés et reproductibles, avec un retour arrière connu ;
- une configuration et des secrets hors du code, propres à chaque environnement ;
- des tests automatisés qui s’exécutent de la même façon, où que le produit soit hébergé.
Un choix qui n’est pas définitif
Beaucoup de produits commencent dans le cloud pour aller vite, puis déplacent une partie de la plateforme quand les contraintes évoluent, ou l’inverse. Si le produit a été construit pour cela, ce déménagement est un chantier, pas une reconstruction.
Pour l’IA, la question se pose avec plus d’acuité encore : des modèles installés chez vous gardent vos données dans votre périmètre, au prix d’un matériel à dimensionner. Nous en parlons dans notre article sur l’IA souveraine.
En résumé
Commencez par les données, puis la charge, l’exploitation, le coût et la réversibilité. Si la réponse n’est pas évidente, c’est le signe qu’il faut cadrer avant de choisir, et construire le produit pour qu’il ne dépende pas de ce choix.